Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 11:12

Il n'y manquait que le sous-préfet:

J’avais évoqué naguère, l’orangerie de Roche montés, Et ce dimanche, nous avons choisi  d’y aller,

Pour y entendre une fantastique pianiste, qui pendant près de deux heures égrena des œuvres de Scriabine, Schubert, Liszt et d’un compatriote de la concertiste dont le nom lituanien est intranscripptible, Mikalojus Konstantinas Ciurlionis( ben oui !)

Assis à 4 ou 5 mètres, du Steinway, c’est la première  fois que nous sommes si près de l’instrument, ne manquant aucun phrasé, aucune nuance, de si près, le bémol adoucit et laisse voguer l’imaginaire, comme si l’après peaufine son effet. L’impossible est sous les doigts d la pianiste. Le tumulte de la main gauche permet à la droite de s’envoler vers les cimes : L’Ave-Maria de Schubert un moment d’émotion intense.

Dans ce lieu privilégié, la grâce est passé.

Les quelques deux cents auditeurs se retrouvent ensuite dans les pelouses un verre à la main, pour commenter de façon informelle le moment que nous venons de vivre.

Finalement, l'ange de GLYNDEBOURNE  était bien là.

Roland

Par 237family - Publié dans : Deyme4
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 07:29

Fantastique, Merveilleux, quel épithète utiliser pour qualifier l’opéra-ballet Les Indes Galantes de Rameau ? L’interprétation n’avait, hier soir, rien à voir avec l’idée que l’on se fait de ce genre de spectacle. Cette œuvre a eu un destin élastique : composée en 1736, oubliée pendant deux siècles, exhumée et réorchestrée  par Paul Dukas en 1920 ;  et quelques cent ans plus tard, Christophe Rousset (Les Talens  je confirme : e-n-s Lyriques) retrouve à la bibliothèque municipale de Toulouse une version inconnue qui va servir de base à une nouvelle production. Le sujet de cet opéra, une digression  sur l’amour, la discorde, la gloire la paix, à travers des contrées lointaines : chez le Turc, le Perse, l’Inca. L’idée a d’ailleurs été inspirée par André Campra, ancien maître de chapelle de la cathédrale Saint Etienne, que l’on tient pour le compositeur du premier opéra Français : entr’autres titres : l’Europe galante.

La mise en scène « décalée au possible, confiée à une metteur en scène et chorégraphe italienne, présente un prologue, où l’on voit l’Eden et l’humanité naissante, heureuse , sans contraintes( la présence des danseuses et danseurs entièrement nus a certainement surpris le public toulousain , mais au fur à mesure de la progression, quand les tares originaires de l’homme( avidité, soif de pouvoir et  de domination) détruisent l’harmonie originale, on regrette le temps de ce bonheur sans contraintes.

Dans l’opéra-ballet, il n’y a pas d’actes, mais une suite de tableaux appelés « des entrées », qui nous renvoient à un lieu un pays (souvent de souffrance)  où l’Amour se dispute encore avec la Discorde !

Et curieusement si la musique a été composée en 1736, le texte est certainement contemporain, et aujourd’hui, hélas tellement d’actualité !

Musicalement, envoûtant, l’orchestre du capitole a offert la fosse à l’ensemble ; Les Talens Lyriques à l’origine de la renaissance de cette œuvre,

Un florilège de voix inhabituelles, servies par des chanteuses et des chanteurs (français, russes etc.

Le chœur du capitole « superlatif », ovationné  à juste raison.

Le sujet de l’amour virevoltant de pays en continents, de cœurs  en cœurs, pour un finale dans une chaconne triomphante, en marche vers un univers d’amour et de paix.

Une soirée où tout est bon !!

Bravo à Dominique Chambert (le maître de céans, croisé pendant notre repas de fin de soirée au Florida- il nous avoua  avoir eu peur de l’accueil du public, mais satisfait de ce public Toulousain  toujours prêt à s’émerveiller.

Public qu’il avait invité le lendemain pour la présentation de la prochaine saison, et pendant ses commentaires sur les ouvrages prochains, certains spectateurs n’ont pas manqué de lui venir en aide quand il avait « un trou » !

Pour info, un des opéras sera RIENZI, de WAGNER, qu’il n’a jamais pu présenter en France, une œuvre énorme.  Puis Une création, sur une commande d’Aix en Provence : Written on skin – musique d’un anglais, d’après une légende occitane. Ensuite une théorie de« don » : Carlos/Pasquale/Giovanni. Et aussi, Benjamin Britten qui à joué sur un conte de Maupassant : Le rosier de Madame Husson.

Bonne journée à tous

Roland

 

Par 237family - Publié dans : Deyme4
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 10:38

A entendre les « ténors » ou ténorinos politiques (suivant le niveau des sondages) me remet en mémoire un article de presse sur le « close up »-Un avocat ayant abordé ce principe, considérait que la manipulation n’était pas uniquement manuelle, mais bien mentale, il suffisait de fausser l’interprétation  du spectateur, par un mot un geste jamais anodin. Il a d’ailleurs depuis quitté le barreau pour créer un cabinet de conseil ouvert aux cadres commerciaux, afin de vendre des A380 à la principauté de Monaco et la piste qui va avec. L’a-t-il ouvert aussi aux politiques ?

Tous les individus qui défilent au travers des pixels de nos télévisions ont des dons de comédiens indéniables ; en politique, la forme prévaut sur le fond. Un homme politique de la troisième république-Henry Queuille, énonçait : » La politique ce n’est pas de régler des problèmes, mais plutôt de faire taire ceux qui les posent ! »

En consultation privée j’avouerai le parti dont il avait la carte (non mais… je ne veux pas d’histoires avec les voisins)

Bonne journée

Roland

Par 237family - Publié dans : Deyme4
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 16:06

Pour m’être assez souvent entendu dire que mon époque était incohérente et moi-même confus, je m’amuse à mon tour à relever les incohérences du monde dans lequel je finis de vivre, cette fois comme observateur, le plus souvent amusé. C’est un domaine dans lequel l’ouvrage ne manque pas. Peut-être n’est-ce pas là, la meilleure façon de se faire des amis ou de susciter de la tendresse mais une sorte de jubilation sarcastique m’y pousse irrésistiblement

 

Il est un village en Espagne nous dit-on qui se prépare à voter sur le fait de savoir si on va procéder ou non sur son territoire à des plantations de cannabis.

 

Or, on peut imaginer que dans ce village (pourquoi pas ?) il se trouve aussi des gens qui se soient opposés un jour à la culture de maïs OGM par exemple et que ceux-là mêmes prônent aujourd’hui la culture du cannabis, ce qui ne serait en rien contradictoire puisque cela relève à peu près de la même famille de pensée.

 

Cela reviendrait donc à considérer que :

         On s’est d’abord opposé aux OGM parce qu’ils étaient potentiellement. dangereux

         Mais qu’on souhaite planter du cannabis car il est assurément bénéfique

 

C’est ainsi qu’on peut s’autoriser à supposer selon la même logique que si l’on avait su que le cannabis fut potentiellement et pour le moins dangereux, on n’aurait pas même envisagé un vote (a-t-on voté pour la non-culture des OGM ?). C’est donc qu’on pense qu’il n’y a aucun danger, même potentiel à cultiver le chanvre indien.

 

La conclusion serait donc qu’on aurait trouvé là le premier médicament qui n’ait aucun effet secondaire !… Youpi !

 

Dans un autre domaine pas si éloigné cependant et selon la même logique, on remarque qu’on fait procès pour la moindre atteinte à l’intégrité physique de l’individu alors qu’on se prépare à légaliser sa mort provoquée. C’est ainsi que par humanité on a supprimé la mort légale des assassins tout en faisant en sorte aujourd’hui, de tuer légalement de braves gens. Cette mort légale qu’on leur inflige déjà en maints endroits et pour de bons sentiments mais en s’appuyant sur des arguments spécieux, tournera vite à la mort donnée par utilité, privée d’abord, publique ensuite.

C’est ainsi qu’on se plaint que les médecins ne se déplacent plus pour visiter les gens. Il faut les comprendre, la raison en est qu’on a changé pour eux le paradigme. Ils étaient acteurs forcenés de la vie au mépris même de la leur et du bonheur de leur entourage et ils sont statutairement investi maintenant du pouvoir de mort.

Par conséquent, le fait qu’ils ne se déplacent plus, devrait rassurer les malades car désormais quand on le verra arriver chez soi, on ne sera plus tout à fait sûr de savoir pourquoi il vient.

 

Quel lien a donc tout cela avec le cannabis ? C’est dans la ligne strictement directe, celle d’une culture de mort. Car tout de même, le cannabis et l’efficience cérébrale, le cannabis et l’épithélium bronchique, n’est-ce pas ?…      Janot

Par 237family - Publié dans : LeVernet237
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 18:19

Le Vernet le 24 Mars 2012

 

Les trois « Jean » :

 

Le mage a pour activité principale de « majestuer », pratique originale dont nous sommes peu nombreux à nous réclamer. La « majestuation » est un rite que seul connaît le M.D.Q.B, bien sûr. Elle consiste essentiellement en des chorégraphies contournées rappelant le mouvement ample et majestueux des hêtres tortillards ployant sous une violente tempête d’Ouest, mouvements accompagnés d’une ligne sonore de caractère explosif exprimant eux, l’indiscutable réalité du présent. Le hasard chez nous (mais qui ose parler du hasard ici ?) a mis en présence Jean, « zéro an » et Jean « quatre vingt onze ans ». Le premier, quelque temps avant son baptême, a donc été « majestué » en bonne et due forme aux marges de ce bassin colossal que constitue le Quartier Bacquié lorsque le soleil vient le remplir de son fluide onctueux. Onctueux certes car c’est bien d’onction qu’ici il s’agit. L’onction, cette touche lubrifiante qui brille au fronton des rois s’est posée, telle un graffiti sacré dans une virevolte savante sur le visage de l’enfant, faisant naître sur ses traits candides un sourire d’une extraordinaire grâce.

Le mage, dans toute la noble distance de sa fonction, n’a pu retenir lui-même une large expansion orbiculaire d’où une sincère expression de joie n’était pas absente : « J’ai connu toute cette famille… Quand vous êtes arrivés Jean-François était encore seul. » Il faut tout de suite remarquer la manière tout à fait exceptionnelle dont le mage utilise un autre temps que le présent et il faut voir là sans conteste, le témoignage d’une émotion profonde. L’enfant dans sa candeur, conscient du fait, le provoque alors d’un nouveau sourire, mais celui-ci du genre ravageur et accompagné d’un plissement complice des yeux. Le mage y va alors d’une nouvelle contorsion inconnue jusqu’à ce jour de l’ensemble de ses fidèles et à ma connaissance jamais encore pratiquée. L’entourage dont je suis se demande alors : « Le mage rendrait-il par là le destin de l’enfant exceptionnel ? »

Mais revenons au présent, et soucieux de ne pas dévoiler davantage ses vues laissons-le administrer le soleil lui-même d’un imparable : « Et il fait beau ! »

On ne saurait mieux dire.

C’est sur ce propos insondable dont on comprendra aisément que l’analyse prendra des siècles, et alors qu’un mince filet vient dénoncer l’Autant naissant que l’équipage s’éloigne l’esprit rasséréné.

 

                                                                                     Janot.

Par 237family - Publié dans : LeVernet237
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Ecrire ou imager 237

Catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés